jeudi 5 juillet 2012

FEUX D'ARTIFICE ROYAUX ... Versailles



C'est plus fort que moi, je me laisse toujours emporter par la magie des feux d'artifice, ils me fascinent depuis l'enfance ...
Et dans ce cadre, c'est somptueux !




Dans le cadre unique du Château de Versailles, Groupe F revisite les deux chefs-d'œuvre orchestraux de plein air de Haendel : Water Music interprété en 1717 sur la Tamise et Royal Fireworks Music composé en 1749. Haendel avait été nommé en 1710 Maître de Chapelle de l'Electeur de Hanovre, mais demanda rapidement un congé pour se rendre à Londres, où il resta sans prévenir son employeur… qui fut couronné Roi d'Angleterre en 1714 sous le nom de Georges Ier! Haendel revint donc involontairement (mais de bonne grâce) à son service.


Sa carrière de compositeur pour les grandes cérémonies officielles de la Cour d'Angleterre était ainsi scellée. En 1717, occasion lui fut donnée de montrer son attachement à ce nouveau souverain, qui devait effectuer un voyage sur la Tamise. Le 17 juillet, une barque royale remonta la Tamise durant 3 heures, la barque suivante interprétant la Water Music de Haendel. Puis on débarqua à 23h, le Roi dîna, et le retour se fit à nouveau en musique. Le contentement royal fut acquis, et celui du public ne le démentit jamais. Les airs de Water Music, à la fois élégiaques et aux rythmes allants sont parmi les plus réussis, avec une présence renforcée des instruments à vent, plus audibles en extérieurs, qui donnent une couleur particulière à cette suite orchestrale.


La Musique pour les Feux d'Artifice Royaux fut composée en 1749 pour accompagner un spectacle pyrotechnique donné en l'honneur de la Paix d'Aix La Chapelle. Il s agissait de marquer un grand coup avec une fête populaire et somptueuse. Haendel chargé de la musique travailla avec la volonté de produire des morceaux aux vastes proportions, fortement rythmés pour être exécutés par de nombreux interprètes, et s'appuyant essentiellement sur les instruments à vents ( bois et cuivres de toutes sortes, en grand nombre) et sur les percussions. L'aspect militaire et officiel de la musique en était d'autant plus évident. La répétition fut un succès exceptionnel, suivie par plus de 12.000 personnes, créant des embouteillages dans Londres. Hélas la cérémonie officielle, deux jours plus tard, fut catastrophique à cause d'un incendie. Cependant la musique de Haendel, on ne peut plus triomphale, est devenue la référence des grandes compositions d'apparat.

lundi 25 juin 2012

ALVIN AILEY Ouverture ... Théâtre du Châtelet

L'Alvin Ailey American Dance Theater fête ses 50 ans aux Etés de la Danse à Paris

Théâtre du Châtelet, du 25 juin au 21 juillet 2012

Invité récurrent du festival Les Etes de la Danse et chaque fois acclamé par le plus public, L’Alvin Ailey American Dance Theater revient cette année sous la houlette d’un nouveau directeur artistique, Robert Battle, et ce pendant quatre semaines pour le plus grand bonheur des parisiens et des visiteurs !

Au total 28 représentations et 4 rencontres-spectacles sont programmés. La compagnie revient avec 15 Ballets dont 7 donnés pour la première fois à Paris et 9 productions nouvelles, dont 3 de Robert Battle. Les ballets seront donnés en alternance.



A l'occasion de soirée d'inauguration du festival les Etes de la Danse, j'ai découvert la Compagnie Alvin Ailey American Dance Theater et ce fut LE COUP DE FOUDRE immédiat !!

Une SOIREE MAGIQUE avec une programmation variée de ballets tous différents dans le style mais tous aussi réussis !

Quelques extraits :
Arden Court (Chor. Paul Taylor)
Journey (Chor. Joyce Trisler)
Minus 16 (Chor. Ohad maharin)
Streams (Chor. Alvin Ailey)
Takademe (Chor. Robert Battle)
Home (Chor. Rennie Harris)
Revelations (Chor. Alvin Ailey)

dimanche 24 juin 2012

30KM A PIED ... Place de l'église Sansais (79)

Comédie en 5 actes de Jean-Claude MARTINEAU
Durée 1h50

Jacques et André, deux jeunes retraités, n’en peuvent plus de cohabiter avec leurs femmes toute la journée à la maison et de devoir obéir à leurs ordres. Ayant l’impression de manquer de liberté et pour leur donner une leçon, ils décident de fuguer quelques jours. Mais si Jacques est un habitué des longues randonnées, André, lui, est le parfait pantouflard et après 30 kms à pied, au soir du premier jour, à la nuit tombée, les pieds en compote ; il contraint son copain à poser la tente là où il se trouve. Il n’ira pas pas plus loin que cette petite place de la bourgade de Piron sur Ajasse...

Au petit matin, jour de la Ste Cécile, ils sont réveillés par la fanfare municipale qui défile dans les rues et, pour expliquer leur présence incongrue sur cette place de village, ils s’inventent des rôles. Jacques se serait fait jeter à la rue par une femme autoritaire et aurait rencontré l’amnésique André en cours de route.

Prise de pitié pour eux, toute la commune se mobilise derrière Gabriel Lange, son maire, et organise une chaîne de solidarité autour de ces deux hommes... qui ne demandaient qu’à prendre le large !

Il y a là : le maire de Piron sur Ajasse qui voit, ici, une occasion rêvée de faire parler de sa commune ; Claudine, la secrétaire de mairie, prête à réaliser une vidéo pour les actualités régionales ; Roselyne et Rolande, les deux soeurs célibataires qui tiennent le bistrot de la place et qui s’en feraient bien de potentiels maris ; Henriette, la vieille institutrice bigote qui aimerait bien remettre dans le droit chemin, ces deux brebis égarées... et Fonfonse, l’employé communal « avec son défaut de fa... de fafa... de fabrication », que cela perturbe et amuse à la fois...

Comment Jacques et André vont-ils sortir de ce piège dans lequel ils se sont eux mêmes empêtrés ?
Ce ne sera pas l’arrivée impromptue de deux journalistes TV en quête d’un reportage pour l’émission « Envoyé Spécial » qui va arranger la situation de nos deux fugueurs.
Convoités de partout, nos deux vagabonds vont même se faire kidnapper par le maire de la commune voisine qui compte bien, lui aussi, tirer profit de la situation.
Trente kilomètres à pied pour en arriver là !... De quoi méditer amèrement la citation : « On sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne...

Si vous aimez les pièces drôles, décalées, avec des rôles bien typés et équilibrés, alors courrez-y !

Bravo les filles !
La Fille de la Sèvre est une association d'amateurs et d'animateurs passionnés de tradition, de musique et résolument tournés vers le comique. Ses membres sont attachés au Marais Poitevin et le font revivre à travers des sketchs, des chants, des danses, remettant en valeur la saveur du patois, l'élégance des costumes d'antan, la perspicacité et la malice paysannes.
Découvrez leur site sur :  http://www.lafilledelasevre.fr/ 



 


jeudi 21 juin 2012

LE PLAISIR ... Théâtre de la Pépinière

Tout est d'un délicat érotisme dans cette mise en scène d'une adaptation du texte de Crébillon fils. Dans une langue savoureuse et jubilatoire, il dit les émois et les troubles du plaisir de la chair. D'abord les découvertes d'une jeune fille avec son amie, au couvent, puis les obligations conjugales avec un vieux mari, enfin les plaisirs coquins et les intermittences du cœur avec un jeune amant. Les cinq acteurs(trices), joliment accompagnés au violoncelle, donnent une vision du bonheur très XVIIIe, réussie et coquine.
Sylviane Bernard-Gresh (Télérama)


Un délicieux moment avec des comédiennes à croquer ;-)
Les acteurs sont aussi à la hauteur !
On se prend au jeu et on se demande souvent jusqu'où ils vont nous entraîner ... en tous cas, jamais dans la vulgarité et c'est ce qui scelle leur réussite.




mercredi 30 mai 2012

CETROBO à la MAC

Sous ce pseudo un tantinet provocateur, Cetrobo est un photographe se laissant porter par son imagination, ses lectures, ses rencontres, son intuition et ses états d’âme. « L’existence est un fantastique prétexte à création. L’inattendu en est un excellent point de départ. » Au final, le résultat est bouillonnant, souvent explosif, toujours inattendu. Impossible pour Cetrobo de suivre une trajectoire unique. Il préfère « partir à l’aventure et pouvoir faire naître des idées, des histoires à partir de ses anxieuses ou joyeuses découvertes ». Si nombre de ses images se nourrissent d’absurdité et renversent de manière drolatique quelques idées reçues, d’autres naissent de l’incompréhension et résonnent comme des appels à l’aide.

Découvrez CETROBO sur www.cetrobo.com


J'ai découvert CETROBO tout à fait par hasard en sortant d'un spectacle à la Maison des Arts de Créteil, je suis tombée nez à nez avec la photo du piano-pieds puis j'ai découvert les autres ... le coup de foudre !

EXPO Cetrobo
mercredi 2 mai au samedi 16 juin
(entrée libre du mardi au samedi de 13h à 18h30 et les soirs de représentation, sauf les 8 et 17 mai)
Tels des bonbons acidulés, ses clichés sont autant de gourmandises chimériques et colorées pour les pupilles que pour l’esprit. Le puzzle photographique de Cetrobo mêle les genres, brise les codes, avec les libertés qu’il s’autorise. Tantôt pop, tantôt rétro, son univers surréaliste dépeint, à travers des mises en scènes rocambolesques, l’amour, la mort, les joies, les doutes, l’humour et les craintes. Imprévisibles, ses photographies telles de petites histoires racontées en images, intriguent.comme des appels à l’aide.

Mon best of ...

vendredi 2 décembre 2011

LA NOCE ... Théâtre du Vieux Colombier ***~~

Le Vieux Colombier propose en cette fin d'année un Brecht en un acte aussi drôle que cruel. "La Noce", également connue sous le titre "La noce chez les petits bourgeois", est la décapante satire d'un milieu soucieux du "qu'en dira t'on", attaché aux us et coutumes régissant la vie en société, en bonne société, faisant tout son possible pour masquer une réalité souvent moins flatteuse qu'il n'y paraît. Mais lors de ce repas de noces, l'alcool aidant, les faux semblants ne tiennent pas longtemps, le pugilat n'est pas loin... Au delà d'une classe sociale ou d'une époque en particulier , c'est bien des rapports humains en général dont il est question ici. Amour, famille, argent, situation... Tenir son rang, sauver l'honneur, les apparences, mais à quel prix, et pour quoi faire ?

Je suis une fan de Marie Sophie Ferdane (également vue dans La Pluie d'été). Elle m'embarque tout de suite dans son univers.
Difficile de rentrer vraiment dans la pièce toutefois même si la caricature de Brecht intrigue (jusqu'où le désastre va-t-il aller ...) et nous fait sincèrement compatir aux désillusions des jeunes mariés quant à ce jour qui devait être "le plus heureux de leur vie" ...
Bref, vaut le déplacement pour le jeu des acteurs.


Si la pièce se classe parmi les comédies, c'est aussi un drame. Pour faire jaillir la noirceur et la dureté du propos brechtien, la metteur en scène allemande Isabel Osthues a opté pour le burlesque le plus total. Le choix est judicieux. Embarqués dans un jeu outrancier, presque clownesque, les comédiens ne perdent rien de la vérité ni de la gravité de leurs personnages, et à mesure que croissent les éclats de rire du public, le miroir tendu glace de plus en plus le sang.

En jeunes mariés tentant de sauver les meubles, au propre comme au figuré (elle était enceinte avant le mariage, le mobilier qu'il a construit lui-même faute de moyens s'écroule au fil de la soirée), la grande Marie-Sophie Ferdane et le plus petit Nâzim Boudjenah forment, tels Laurel et Hardy, un couple absolument parfait. Nous retiendrons également la prestation de Félicien Juttner en irrésistible poivrot tombant sous le charme d'une Véronique Vella qui, en vieille fille bordeline plus vraie que nature, fait de lui son dessert... Cécile Brune, Sylvia Bergé, Laurent Natrella, Stéphane Varupenne et Elliot Jenicot complètent cette distribution de qualité, incarnant le reste de la famille et des invités attablés.

Cherchant encore ses marques, le spectacle trouve son rythme de croisière passée la première demi-heure pour s'achever en apothéose. Les illusions s'écroulent en même temps que le décor. Le chaos scénographique répondant à merveille au chaos psychologique des uns et des autres.

Drôle et cinglant.

A voir.


de Bertolt Brecht mise en scène Isabelle Osthue
avec Véronique Vella, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Laurent Natrella, Marie-Sophie Ferdane, Stéphane Varupenne, Nâzim Boudjenah, Félicien Juttner, Elliot Jenicot