dimanche 27 novembre 2011

L'ECOLE DES FEMMES ... Comédie Française ****~







             de Molière          mise en scène Jean Jeacques Lassalle
avec Yves Gasc : Enrique et le Notaire, Simon Eine : Oronte, Thierry Hancisse : Arnolphe, Céline Samie : Georgette; Pierre Louis-Calixte : Alain, Gilles David : Chrysale, Julie-Marie Parmentier : Agnès, Jérémy Lopez : Horace



samedi 26 novembre 2011

SEMPE, UN PEU DE PARIS ET D'AILLEURS ... Hôtel de Ville *****

A découvrir à l'Hôtel de Ville, 
dans les albums du Petit Nicolas ou dans les nombreux autres livres qu'il a signé, 
ou même sur Google Images, 
Sempé, c’est donc... 




 Paris 

Des êtres tout minuscules face à l’énormité des immeubles ou le gigantisme des monuments, des embouteillages monstre, des manifs permanentes, des policiers en képi, des brasseries mondues, des discussions de comptoir... 





Des gens 

« Vous allez voir, c’est quelqu’un d’exceptionnel » lance un homme perdu parmi des dizaines d’autres qui se ressemblent tous. Sempé traque nos manies communes et ironise sur l’uniformisation du monde moderne. Mais sans jamais se positionner au-dessus de nous : lui aussi, c’est un « gens » ! Il faut parfois s’attarder de longues minutes devant ses planches pour y observer la profusion de détails, malgré le minimalisme du trait. Lorsque des brassées de personnages s’affairent sur une plage ou dans un café, chacun a une expression qui lui est propre, un geste rigolo qui le distingue. 



Des enfants 

Le dessinateur oppose la naïveté et les couleurs du monde de l’enfance au sérieux et à la grisaille des adultes. A travers ses dessins, il garde l’âme facétieuse, curieuse de tout et rieuse d’un gosse de dix ans - et nous fiche un sacré coup de vieux du haut de ses presque soixante-dix printemps !














lundi 17 octobre 2011

LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD ... Comédie Française ****~



de Marivaux          mise en scène Galin Stoev
avec Alexandre Pavloff, Léonie Simaga, Pierre Louis-Calixte, Christian Hecq, Suliane Brahim, Pierre Niney

mercredi 12 octobre 2011

ROMEO ET JULIETTE ... Th. de l'Odeon *****

... ou 3 h 20 de bonheur !

La scénographie est simple et ingénieuse. Une très haute structure montée sur roulettes, s’ouvrant et se séparant, surmontée d’une balustrade, en compose l’essentiel. De temps à autre, un écran rouge vif, transparent, descend du plafond, créant une sorte de scène dans la scène.



Les espaces sont souvent liés aux personnages. Juliette est perchée la plupart du temps, tandis que Roméo végète sur le plancher des vaches. Juliette, voix grave et souplesse de liane, est aussi fascinante, vivante et sensuelle que Roméo est agaçant, imbu de sa personne, toujours à se plaindre, à se palper le sonnet et à larmoyer de la lune opaline.

Une idée théâtrale qui parle à l’imaginaire et dans laquelle tout se lie : ce sont les mêmes acteurs qui jouent Capulet père et Paris, Mme Capulet et Tybalt, ainsi que Roméo et son père. Sans se cacher jamais, à l’aide d’un accessoire bien choisi, ils jonglent entre leurs rôles avec un brio à couper la chique.


Certains auront trouvé le texte d’Olivier Py un peu lourd, vulgaire parfois. 


Or, il est évident que les amis de Roméo sont d’affreux sales gosses, fils de puissants et se croyant tout permis, livrés à eux-mêmes, sans limites. La scène où la nourrice vient trouver Roméo, par exemple, est salée ! Il semble que ce soit par le biais de ce genre de réadaptions, de petites trahisons, que des grands textes peuvent ressusciter des tombeaux de leur succès.











de Shakespeare          mise en scène Olivier Py
avec Olivier Balazuc, Camille Cobbi, Matthieu Dessertine, Quentin Faure, Philippe Girard, Frédéric Giroutru