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lundi 7 avril 2014

MICRO MACRO ... Maison des Arts de Créteil ****~

Petit ou grand, l'infini est un extraordinaire terrain de jeu et d'expérimentation pour les artistes numériques. L'exposition conçue par Charles Carcopino l'est tout autant pour le visiteur, auquel sont proposés de multiples jeux d'échelles, de perspectives et d'optiques. A commencer par les installations ludiques de Philippe Decouflé permettant de multiplier son image, de déformer son reflet ou de grossir sa tête (sans risque de mégalomanie). Hiroto Ikeuchi crée de fascinants paysages de guerre avec des éléments et des carcasses de vieux ordinateurs. Et alors que Cycl nous plonge dans un cyclone impressionnant d'images et de sons, Alain Josseau révèle la fragilité du regard humain lorsque les militaires utilisent une interface électronique pour abattre de prétendus ennemis. Troublant !

Thierry Voisin - TELERAMA




On a préféré :


























































vendredi 7 février 2014

CYRANO DE BERGERAC ... Maison des Arts de Créteil ****~

Torreton compose
un grand Cyrano




Par Jean-François Picaut

Les types humains, issus de la littérature, ne sont pas si nombreux. Cyrano de Bergerac en est assurément un. Le succès constant, depuis sa création il y a plus d’un siècle, du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand vient en partie de là. Cela fait aussi qu’il est toujours risqué de s’attaquer à un tel monument.
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Philippe Torreton, dans « Cyrano de Bergerac » | © Brigitte Enguérand
Les choix de Dominique Pitoiset pour cette nouvelle version de Cyrano de Bergerac sont radicaux. Le premier est une unité totale de lieu : une grande salle carrelée de blanc au fond de laquelle s’ouvre une grande porte battante sera tout à la fois l’hôtel de Bourgogne, l’échoppe de Ragueneau, le jardin de la scène au balcon, le campement au siège d’Arras et le refuge final de Roxane. Le mobilier, rudimentaire et quasi réglementaire, nous fait comprendre que nous sommes dans la cantine ou le foyer d’un hôpital. L’apparition des personnages, une pauvre humanité mal vêtue de pyjamas ou de méchants survêtements, nous le confirme et nous laisse entendre qu’il s’agit d’un hôpital psychiatrique.
Le second est encore plus surprenant : nous sommes dans un hôpital psychiatrique parce que Cyrano est, en fait, un maniaco-dépressif toujours partagé entre une grande exaltation et une humeur atrabilaire, que Pitoiset rapproche de celle d’Alceste. À ces deux piliers, le metteur en scène en ajoute un troisième en faisant de son personnage central un parangon de l’esprit national français, dont l’exemple parfait serait un (« le ») comédien. Tel est le fil rouge de son adaptation. Ces présupposés acceptés, le Cyrano de Bergerac que nous donne à voir Pitoiset a de quoi intéresser les spectateurs. On regrettera seulement, çà et là, quelques vulgarités dont le texte de Rostand n’a pas besoin pour être comique.
Un surcroît d’humanité
Les grands moments de la pièce, les morceaux de bravoure ou d’émotion, sont tous là : la scène avec Montfleury, la tirade du nez, le duel et sa ballade, même s’il se transforme en empoignade de voyous, la première entrevue avec Roxane, la scène du balcon évidemment, la scène finale, etc. Mais, surtout, la façon dont Torreton interprète son personnage lui confère, pourrait-on dire, un surcroît d’humanité. Physiquement, Torreton n’est évidemment ni Depardieu ni Weber, il renonce donc à la flamboyance héroïque. Même s’il lui arrive de gonfler un peu son pourpoint, pardon, son marcel, on peut dire qu’il sousjoue, d’une certaine façon. Ce contraste entre le texte et le jeu ne le rend que plus attachant. Dans les moments de doute, dos voûté, lippe tombante, regard de chien battu qui finit par se rebiffer, Philippe Torreton est particulièrement émouvant. C’est peu de dire qu’il domine la distribution, et pas seulement par l’ampleur du texte qu’il doit assumer.
Excellent subterfuge
Le reste de la troupe peine à le suivre sur ces hauteurs, et les choix du metteur en scène ne constituent pas toujours un secours. De Guiche (Daniel Martin) est le plus souvent réduit à n’être qu’un pantin caricatural. Le Bret (Bruno Ouzeau) n’a d’existence que fantomatique. Ragueneau (Jean-Michel Balthazar) garde quelque épaisseur et parvient à faire exister ce pâtissier rimailleur et philosophe. Patrice Costa campe un Christian qui garde son intérêt. Le cas le plus curieux est celui de Roxane (Maud Wyler). La mise en scène en fait une infirmière ou une aide-soignante qui tient plus de la collégienne montée en graine ou de la péronnelle que de la précieuse décrite par Rostand. Il n’est pas surprenant dès lors que l’interprète peine à donner vie à son personnage.
Cependant, Maud Wyler se montre excellente dans deux passages. D’abord, la scène du balcon qui, par un excellent subterfuge, se transforme ici en dialogue par Internet, façon Skype®. Filmée en très gros plan et montrée sur un écran de belle taille, Maud Wyler donne à voir très concrètement, à toucher presque, l’émotion suscitée par les mots de Cyrano-Torreton. De la même façon, elle saura insuffler le pathétique nécessaire dans la dernière scène, lorsque le quiproquo se dévoile à elle.
Les partis pris de Pitoiset acceptés, le Cyrano de Bergerac qu’il nous donne à voir a de quoi séduire les spectateurs. On désapprouvera seulement quelques vulgarités dont la pièce n’a pas besoin pour être drôle. Cette nouvelle version, néanmoins, devrait surtout charmer le public grâce au texte de Rostand et à l’immense talent de son principal interprète. 
Jean-François Picaut

vendredi 18 octobre 2013

ROBOT! Maison des Arts de Créteil ****~

La chorégraphe andalouse confronte humains et androïdes dans une création électro-kitsch. Où les machines à danser ne sont pas celles que l'on croit ...

Cyber pop fantaisie, Robot, la nouvelle création de la chorégraphe andalouse Blanca Li entraine 8 danseurs scupturaux à la rencontre de robots très attachants. Qui des droides ou des danseurs saura apprivoiser l’autre? A l’ère de l’hypertechnologie, l’hybridation des genres, l’homme, apprenti sorcier du futur, est en passe d’inventer un nouvel alphabet sentimental avec les machines, propres à devenir de véritables auxilaires de compagnie irrésistibles et cocasses.
Cabinet de curiosités hétéroclite et fascinant, douze engins conçus par le collectif japonais Maywa Denki, sont programmés pour faire de la musique en direct. Clavier -dirigeable, orgue-quart de soleil, xylotam-tam, instruments futuro-vintage forment une escouade sonore délirante. Les petits “Nao” apparaissent et nous souhaitons immédiatement les adopter…
Ils parlent, dansent, plient les genoux, tombent et se relevant sans rechigner. A l’unisson et sur le tempo des danseurs, les robots deviennent leurs propres maitres et écrivent l’aventure loufoque de gentils avatars.
Artiste plurielle, aux mille projets, Blanca Li sait toujours prendre de nouveaux risques avec ce sens inné du décalage poétique et déjanté, celui des véritables aventurières.

“Cette saga humanoïde mélange machines et danseurs sur fond d'humour pop. (…) Je veux questionner l'hybridation entre humain et robot en développant une relation créative entre les danseurs et les robots. On s'habitue très vite à leur presence, jusqu'à trouver normal de vivre avec eux et d'avoir des émotions très humaines à leur contact.”
*** M Magazine - 29 juin 2013



"A-t-elle voulu prendre la relève du cinéaste Jacques Tati, qui, dans Mon oncle,mettait en scène la surprise d'un enfant découvrant un aspirateur autonome ? Presque soixante ans plus tard, la chorégraphe Blanca Li colle devant le nez de ses danseurs quantité de robots plus ou moins humanoïdes et les invite à en faire leurs partenaires de ballet. De quoi confronter le geste humain au mouvement synthétique et vivre toutes sortes d'interactions avec ces créatures, tout en offrant au public un grand voyage rythmé d'étapes variées, bariolé de couleurs et d'ambiances changeantes, assaisonné d'humour piquant et même... d'émotion !

Pour ce projet, l'Andalouse de Paris — qui fête les 20 ans de sa compagnie — a retroussé ses manches : lectures, interviews et voyage d'étude au Japon, où elle s'est emballée pour Maywa Denki, collectif d'artistes à l'origine des sculptures musicales électropop que l'on retrouve alignées sur scène comme un choeur antique. Mais c'est en France qu'elle a déniché les petits êtres les plus humains : les NAO, 58 cm de haut, tout en rondeurs tubulaires, avec yeux, capacité de parole et... d'équilibre.

« De tous les robots rencontrés, ce sont eux qui dansent le mieux », confiait-elle avec tendresse en juillet dernier, lors de la création française du spectacle, au festival Montpellier Danse. L'arrivée sur scène de ces six bonshommes est un grand moment : s'instaure un dialogue risqué entre le danseur et l'androïde. Le lever de jambe creuse la différence tant le corps humain se révèle être une merveilleuse machine dont les prouesses articulaires ne s'imitent pas si facilement... Les huit danseurs, tout en corps arc-boutés ou accélérations trépidantes, se jouent d'ailleurs avec brio de la musique électro-mécanique émanant des sculptures, qu'ils stimulent aussi eux-mêmes. Cette drôle de féerie rappelle la fantaisie constructiviste du Ballet triadique (1922), d'Oskar Schlemmer, mais aussi les images de Star Trek ou de Star Wars ! Elle finit en bazar convulsif où corps, robots, fils électriques et faisceaux lumineux s'entrechoquent. Car, derrière tant de courageuses expérimentations, Blanca Li n'a pas perdu son goût du kitsch débordant"

*** Emmanuelle Bouchez TELERAMA





vendredi 11 octobre 2013

LE POINT VIRGULE FAIT SA TOURNEE ... Maison des Arts de Créteil ***~~

présente ce soir :


Anne Sophie Girard,


Antoine Schoumsky

 et SURTOUT YANN STOTZ ! 




Yann Stotz Entre deux cascades verbales, Yann Stotz mime, virevolte et s'envole littéralement. Un homme souvent à côté de ses pompes, aux allures faussement téméraires et souvent cyniques. Un lunaire maladroit qui se prend parfois les pieds dans le tapis... Séquences comiques et numéros visuels se succèdent à un rythme d'enfer dans ce spectacle survitaminé qui n'a rien à envier aux plus grands moments de l'histoire du burlesque. 


Yann STOTZ, James Bond par youhumour


Antoine Schoumsky Dans Schoumsky Au parloir 
Le détenu Schoumsky doit faire un spectacle comique en échange d'une remise de peine : Autant vous dire qu'il a tout intérêt à vous faire rire ! Il vous raconte l'histoire d’un homme ordinaire en quête de célébrité. Une quête qui l'a mené directement à la case prison... Comment s'en sortir ? Surtout quand votre psychologue carcérale est autodidacte. Une solution: l'Imagination. Et celle de SCHOUMSKY est des plus rock'n'roll ! Une histoire trash pour amateur d'humour "fluide glacial"... Après avoir gagné le prix Humour en Capitales 2012, l'humour trash d'Antoine Schoumsky a séduit les spectateurs du festival d'Avignon et vient poser ses menottes au Point Virgule! "Un Prison‐Break vu par Mel Brooks" LE MOUV "Sans concession, SCHOUMSKY s'inscrit au côté de grands comme Dupontel" L'EXPRESS "Différent, incisif et corrosif, interprété avec talent" YOUHUMOUR "Un excellent one man show, très drôle et très acide!" LA PROVENCE

************** ATTENTION OREILLES SENSIBLES, S'ABSTENIR !!! ***************




Anne Sophie Girard Découverte sur Canal + dans le "Jamel Comedy club"
Anne‐Sophie Girard est sûrement la plus grande humoriste de sa génération... Mesurant près d'un mètre quatre‐vingt ! Elle peut pleurer devant une frite, a la phobie des conseillers d'orientation et se méfie des filles qui portent "un manteau blanc". Anne‐Sophie Girard c'est votre meilleure copine, votre petite soeur, votre fantasme (pour 1,4% des internautes interrogés). Bref, Anne‐Sophie Girard c'est vous... Mais en pire !


euh non, pas d'extrait, elle est sympatoche mais c'est pas la peine ;-)

mardi 8 octobre 2013

BERENGERE KRIEF ... Maison des Arts de Créteil ****~

Comment s'en sortir quand on a le physique de Barbie et la voix de GI Jooe ?

Quel est le point commun entre Joey Starr et Jean d'Ormesson ?
Pourquoi a-t-on l'impression d'avoir déjà vu les candidats de "L'amour est dans le pré" dans "Faites entrer l'accusé" ?
Est-ce vraiment une bonne idée de monter dans une Opel Corsa en pleine nuit avec quatre inconnus ?
Dans "Belle et toute nue", pourquoi dit-on "belle" à la place de "grosse"?

Fraîche et moderne, girly et universelle, Bérengère Krief fait rimer cupcake et politiquement incorrect. Un one-woman-show où Jeanne d'Arc croise Batman et Freud côtoie Ribéry.


Quelle énergie et quel pep's !  Cela fait longtemps qu'un one (wo)man show ne m'avait ainsi embarquée. Mention spéciale aux passages où elle retrouve ses 10, 15 et 18 ans et bien sûr le Cours de répartie anti-relous !!! Allez j'ose ... Florence Foresti en plus fresh ;-)

 

CRITIQUES (celles qui comptent ... ;-)

Pétillante est le mot qui vient à l’esprit lorsqu'on voit Bérengère Krief débouler sur scène. La jeune humoriste au peps d’enfer excelle à se moquer des filles, des garçons, de ses copines… et d’elle-même : « Comment s’en sortir quand on a le physique de Barbie et la voix de GI Joe ? » Certes, les textes sont « légers », mais souvent originaux, comme son décryptage des titres des albums de Tintin ou son cours de reparties « anti-relous » pour clouer le bec aux dragueurs pénibles. Tout au long de son spectacle, Bérengère Krief fait preuve de culot mais aussi d’un évident sens de la scène.
*** Michèle Bourcet - Télérama

"Coup de girl ! Cette poupée blonde à la langue bien pendue brocarde avec malice Facebook, les Frères Bogdanov et la connerie machiste."
*** LE CANARD ENCHAINE



Faire la rigolote est une vocation ?
Je ne fais pas, je suis marrante. Depuis toute petite, j’ai envie de faire rire. La révélation de mon potentiel comique a eu lieu à l’âge de 9 ans quand j’ai bredouillé deux phrases drôles dans un spectacle pour enfants.

Toute jeune, vous vous étiez essayée dans un genre plus dramatique…
Définitivement, ce n’est pas mon truc. Adolescente, je m’étais lancée avec des copines dans une pièce bien glauque de Garcia Lorca. Alors que je lisais très sérieusement mon texte, la professeure de théâtre a été catégorique : “Bérengère, laisse tomber.” Vexée, j’ai hérité du rôle de la grand-mère folle qui parle à un mouton…

Votre public du Grand Point Virgule est “très girly”. Vous vous en donnez à cœur joie avec les relous qui tentent la drague…
Laquelle d’entre nous n’a pas entendu le pauvre “Hé, mademoiselle, vous êtes charmante, bla bla bla…” ? En effet, je propose des réponses à celles qui se font aborder d’une manière qui n’est pas toujours très fine. “Est-ce vraiment une bonne idée de monter de nuit dans une Opel Corsa avec quatre inconnus” ? La réponse est non ! Je ne mène pas un combat féministe, mais un peu d’élégance ne nuit pas.

Ce langage de charretier qui fait votre succès sur scène est-il votre quotidien ?
Toutes les filles d’aujourd’hui parlent comme ça. Balancer des horreurs et des gros mots dans ma petite robe toute fraîche est jubilatoire.

Votre one-woman-show amuse-t-il également vos parents ?
Ils sont assidus à mes spectacles. Toutefois, j’essaie d’occulter leur présence dans la salle quand j’aborde le sketch de Mr Friz…

Est-ce que, comme tous les humoristes de votre génération, vous diriez que c’est Jamel qui vous a donné l’envie de faire de la scène ?
J’ai grandi avec Elie Kakou que je regardais en boucle. Elie Semoun aussi a été une vraie révolution. Puis, c’est Florence Foresti qui a ouvert la porte aux filles. Grâce à elle, tout est possible.

N’est-ce pas frustrant de ne plus être le “plan cul régulier” du héros de la série “Bref” ?
C’est vrai que mes soirées sont plus longues. Il fallait bien que l’aventure se termine un jour. Mon papi, lui, a été soulagé. Il ne comprenait rien à cette affaire plus générationnelle que porno.

Dans la rue, on vous appelle Bérengère, Marla de Bref ou Natascha (Kampusch) dont vous êtes le sosie officiel et qui vous a inspiré un sketch très politiquement incorrect ?
J’ai entendu pas mal de Marla, quelques Bérengère, comme si j’étais une copine, Natascha, pas encore. Son histoire est fascinante. Je peux comprendre que mon interprétation puisse choquer. Sur scène, je prends une énorme distance par rapport à cet horrible fait divers. Heureusement que Tryba avait assuré une bonne isolation phonique pour la cave dans laquelle elle a séjourné pendant 3096 jours.


jeudi 16 mai 2013

LES NUITS ... Maison des Arts de Créteil ****~

Les 1001 nuits telles que je me les imaginais ...


"Feu d'artifice pour les cinq sens", hommage à "toutes les Shéhérazade" qui luttent au quotidien contre la "barbarie": le nouveau spectacle de danse d'Angelin Preljocaj, inspiré des Mille et une Nuits, a enflammé Aix-en-Provence cette semaine lors de sa création mondiale.

Premier acte de ces "Nuits" créées au Grand théâtre de Provence, dans le cadre de Marseille, capitale européenne de la culture, une scène de hammam: douze femmes, torses nus, un foulard dans les cheveux, ondulent dans la vapeur d'eau, au son de la musique lancinante de Natacha Atlas.

Voyant en Shéhérazade, l'héroïne courageuse de ces contes orientaux, un "prémisse du féminisme", le chorégraphe français de 56 ans explique avoir voulu rendre hommage avec ce ballet à chacune de ces femmes qui comme elle, "par sa culture, son intelligence, son imagination, son verbe, se (dresse) tel un rempart contre la barbarie", citant en exemple la Yéménite Tawakkol Karman, récente prix Nobel de la Paix.

"C'est elle qui fait en sorte d'arrêter ce flot de cruauté, de massacres, que provoque ce roi qui veut se venger d'une tromperie et qui, chaque jour, épouse une femme et la tue au petit matin pour être sûr qu'elle ne le trompe pas", ajoute le danseur, dont la troupe est installée au Pavillon Noir à Aix-en-Provence depuis 2006.

Chacune des danseuses porte quelque chose de Shéhérazade, le "modèle de toutes les femmes méditerranéennes" qui luttent au quotidien contre la violence d'une société machiste. Habillées d'une petite robe rouge moulante et de hauts talons, alignées face au public, elles se déhanchent sur une version revisitée de "it's a man's world" par la musicienne d'origine anglo-égyptienne, en adressant doigts et bras d'honneur au public.

Enchaînant les tableaux, Preljocaj joue avec l'érotisme et les relations soumission/domination, dans des corps-à-corps sensuels, les formes déliées des douze femmes et six hommes magnifiés par les costumes du couturier d'origine tunisienne Azzedine Alaïa.

"Azzedine Alaïa était ravi, ça lui permet de renouer avec des choses qu'il connaît très bien avec son style épuré et radical", se réjouit le chorégraphe, comparant l'art du couturier à de la "calligraphie".

Dans une autre scène, les danseuses fument la chicha, une pratique majoritairement masculine dans les pays musulmans, en soufflant la fumée sur des hommes couchés à terre.

Emblème de la world music, Natacha Atlas, qui reprend également dans le spectacle "You only live twice", un thème de James Bond, représente pour Preljocaj un temps "où on croyait encore que de l'autre, l'étranger, peut venir l'avenir", à l'opposé du monde actuel "qui se referme de plus en plus sur ses propres valeurs, où chacun s'accroche et s'arc-boute sur ses convictions".

Les Milles et une Nuits, "des contes écrits à plusieurs mains, inspirés d'histoires qui viennent d'Inde, de Perse, d'Arabie et jusqu'au Maghreb", formant comme "un arc culturel extrêmement riche autour du pourtour méditerranéen face à Marseille", sont très "inspirants, à la fois mystérieux et sensuel: une sorte de feu d'artifice pour les cinq sens", souligne le quinquagénaire, qui avait déjà réussi en 2008 l'adaptation de "Blanche Neige", un autre conte inscrit dans nos mémoires collectives.


CRITIQUE CATHERINE SCHWAAB
Preljocaj nous présente ici un Orient sensuel, troublant, envoutant, érotique. Les contes y prennent vie sous la forme de chorégraphies flamboyantes, portées par les vingt danseurs professionnels qui composent le ballet permanent. Voici quelques mots de l’artiste concernant son ballet :

« En relation avec Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, qui s’interroge sur la Méditerranée, je souhaite aborder avec l’ensemble de la compagnie, une réflexion autour des Mille et une nuits. […] Il y a dans ces contes des aspects très sensuels, que j’aimerais redéployer dans la danse. […]La question de l’interprétation des textes des Mille et une nuits se pose souvent. On peut en avoir des lectures très diverses. Pour ma part chaque thématique me pousse à développer la danse en tant que concept, c’est-à-dire emmener plus loin soit l’écriture même de la danse, soit l’approche conceptuelle de ce que peut être la danse. Dans le cas de Mille et une nuits ce sera vraisemblablement aller au plus près du mystère d’un Orient rêvé où les corps se feraient signes, comme une calligraphie des affects et des humeurs. »



D’abord, il y a foule sur scène: 12 filles et 6 garçons, chacun très «siglé», c’est à dire avec un style, une plastique, une gestuelle bien à soi. Les décors sont sobres, graphiques, élégants.

Ensuite, les tableaux: véritablement cinématographiques, ils ne jouent pas les clichés orientalistes mais expriment un point de vue moderne sur Shéhérazade: une femme qui jongle avec les libidos masculines mais qui se fait aussi violenter, humilier, mépriser, battre… Preljocaj est un virtuose de la sensualité à vous hérisser les poils, et en même temps il pose un point de vue politique sur ces jeux érotiques. Les danseurs sont follement sexy; les danseuses, irrésistibles.

Et tout cela dans une grâce, une beauté, une virtuosité: qu’il s’agisse des duos amoureux -ou haineux- ou des séquences collectives, à 3 à 4, à 5, 6… Les corps s’entortillent, tourbillonnent, jaillissent en tous sens, pour se rejoindre dans une géométrie parfaite. C’est étourdissant. Il faudrait revoir ce show deux ou trois fois pour tout saisir, et encore!

La musique est signée Natasha Atlas (si, si! la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique) et Samy Bishai (musicien qui a grandi en Egypte), elle joue sur des superpositions, des climats, mêle les sonorités indiennes, persanes et furieusement occidentales, comme «It’s a man’s world» ou la chanson de James Bond, «On ne meurt que deux fois». Génial !

Enfin, les costumes: les robes virevoltantes sont de la haute couture ajustée, cousue sur le corps de chaque danseuse individuellement. Il y a par exemple des robes rouges bordées d’une bande dorée qui chuinte à chaque mouvement: ce sont des clous de laiton! Il y a de vaporeuses jupes indiennes en soie et viscose qui suivent les courbes comme des nuages.

samedi 16 février 2013

TIGER TIGER BURNING BRIGHT ... Maison des Arts Créteil ****~

FRANK MICHELETTI / Kubilai Khan Investigations (France)
"Tiger Tiger Burning Bright..."
60 minutes
Pièce pour 6 interprètes


Aujourd'hui, tout devient toujours plus rapide.
Les phénomènes d'accélération s'immiscent dans toutes les sphères, aussi bien intimes que collectives, et déstabilise le devenir de l'individu et son rapport au monde.
Tiger Tiger Burning Bright porte un regard sur la vie des villes et leurs chantiers. Ici, les vitesses sont des fils conducteurs, vitesses d'évasions, de réactions minimales, de transmissions, vitesses limites, vertiges et virtuosités, tout autant que points d'abîmes. Entre plaisirs cinétiques, phénomènes d'immobilisation, de pétrification, d'hyperexcitabilité et construction de nouvelles aspirations, cette pièce questionne la place de nos corps, de nos consciences et de nos désirs dans le tissu social et urbain.



Tout va vite, trop vite. Le collectif Kubilai Khan Investigations, sous la direction de Frank Micheletti, s'empare d'un sujet de société pour lui donner les couleurs d'une danse urgente portée par cinq danseurs exceptionnels. Originaires de différents pays (Japon, Mozambique...), ils affirment un tempérament physique magnétique tout en faisant corps avec le projet d'ensemble de Micheletti. Sur une bande-son pulsante, composée, entre autres, d'ambiances variées enregistrées dans de grandes villes du monde, "Tiger Tiger Burning Bright" affirme en mode épuré le talent de Micheletti. Télérama.fr

Beaux, résolus, modestes, ils irradient sans que jamais le plateau soit déséquilibré au profit de l'un ou de l'autre. Et c'est un exploit ! Le Monde, avril 2012

jeudi 31 janvier 2013

DECOUFLE PANORAMA ... Maison des Arts Créteil ****~



Panorama n.m (du grec pan, tout, et horama, spectacle)
Depuis la création de sa compagnie DCA en 1983, Philippe Decouflé a traversé différents territoires chorégraphiques, naviguant entre petites formes et grandes parades, porté par sa curiosité et friand d’expériences nouvelles. Aujourd’hui, le chorégraphe revisite l’histoire de la compagnie en piochant dans ses valises : on y trouve certaines séquences issues de spectacles précédents (Codex, Petites pièces montées, Shazam !...) et, pour la première fois depuis leur création, des œuvres de jeunesse (Vague Café, Jump).
Variation bien plus que «reprise», Panorama tricote et décline. Ainsi, les filles dansent ce qui l’était hier par des garçons, ils font à cinq ce qui fût créé pour quatre et les petits gabarits jouent de ce qui était prévu pour les plus grands...

Dansé par sept nouveaux interprètes, Panorama marque les retrouvailles avec deux fidèles complices : Eric Martin qui dirige l’équipe de danseurs et Philippe Guillotel qui (re)crée pour l’occasion les costumes du spectacle.










Voilà qui devrait faire grimper au plafond de plaisir ceux qui ne connaissent pas leur Decouflé par cœur et les autres aussi ! Ce "Panorama" rassemble, concocté avec soin et revisité par Decouflé lui-même, quelques-uns des meilleurs moments de ses plus importantes créations. Et ces extraits savoureux que l'on conserve en mémoire depuis belle lurette ne manquent pas à l'appel. Les contempler joliment mis bout à bout comme autant de perles met d'emblée l'eau à la bouche. Surtout qu'ils seront agrémentés, décorés, enguirlandés, de mille et un détails nouveaux pour une mise en beauté digne d'un grand soir de danse.Télérama / sortir mai 2012


jeudi 6 décembre 2012

CENDRILLON ... Maison des Arts Créteil ****~

400e représentation pour Cendrillon de Maguy Marin présentée par les danseurs exceptionnels du Ballet de l’Opéra de Lyon, qui depuis sa création en 1985 l’auront fait voyager partout dans le monde. À cette époque, le choc est total face à ce conte de fée transfiguré par l’une des chorégraphes les plus aventureuses de sa génération. Avec Maguy Marin, le ballet le plus connu du répertoire devient une oeuvre satirique dérangeante où le grotesque va remettre en question la lecture classique de Cendrillon et lui donner une dimension sociale. Masqués, grimés, les danseurs sont devenus des poupées géantes engoncées dans l’épaisseur de leur habit. La musique de Prokofiev accompagne alors une Cendrillon rebelle qui ne veut plus subir. Une autre manière de revenir à l’alpha et l’oméga de la chorégraphe : faire naître un art fécond mais toujours indiscipliné. En 1990, le CCN de Créteil était créé, il confirmait une longue collaboration de Maguy Marin avec la Maison des Arts de Créteil. Y retrouver la chorégraphe en 2012 avec cette pièce emblématique sera un intense moment de partage.

Le ballet a vu le jour en 1985 pour l’Opéra de Lyon . Il est devenu emblématique de la Compagnie, de formation classique, qui s’est ensuite orientée vers de la danse contemporaine. Maguy Marin a su allier avec subtilité, tendresse et intelligence le mélange de ces deux danses.





La mise en scène est particulièrement théâtrale : le ballet débute dans les pièces sombres du rez-de-chaussée d’une maison de poupée en coupe. Les costumes des danseurs sont rembourrés donnant un effet de poupées de chiffon et leurs visages sont cachés par un masque révélant, par des expressions accentuées, le caractère du personnage. Nous sommes dès lors plongés dans un univers de poupées et de pantins cruels. 



Bien que très théâtral, la chorégraphe n’en oublie pas pour autant l’expression des corps. Certes, les mouvements sont saccadés, désarticultés, volontairement peu habiles, mais la grâce et la sensualité de la danse en général y transparaît malgré tout. Les premiers pas de danse de Cendrillon dans ses nouveau chaussons sont maladroits. Les bras crispés, les jambes droites, telle une toute jeune ballerine essayant pour la première fois ses pointes. La performance des danseurs prend alors une toute autre dimension : c’est l’expression toute entière de son corps qui transmet alors les émotions et le caractère de ces personnages étranges.



Ce choix de chorégraphie amène le spectateur a éprouver des sensations paradoxales, entre un monde intime, innocent et enfantin (le pas de deux de Cendrillon et du prince pendant le bal est tout simplement sublime) et la cruauté adulte et humaine. Un univers qui nous semble étrange mais qui n’est pourtant pas éloigné de celui que l’on connaît. C’est finalement un ballet touchant d’humanisme qui nous renvoie à notre nature humaine sur fond d’un conte historique.

L’Opéra de Lyon résume parfaitement en une phrase mon ressenti sur cette oeuvre surprenante : « Maguy Marin et sa décoratrice Montserrat Casanova ne détruisent pas le merveilleux, mais lui donnent la profondeur mélancolique de l’innocence perdue ».




Les photographies sont de Michel Cavalca.

vendredi 19 octobre 2012

PLAY AND PLAY... Maison des Arts Créteil ****~

Bill T. Jones / Arnie Zane Dance Company
Play and Play : an evening of movement and music


Joué par des musiciens en scène, ce programme de musique classique applique l’inventivité chorégraphique de Bill T. Jones à quelques-unes des plus belles oeuvres du patrimoine musical occidental.

Sur des compositions de Beethoven, Mendelssohn et Ravel, ces pièces mettent en lumière la joie du travail en commun des musiciens et des danseurs. En effet pour ce programme spécialement conçu pour Créteil, Bill T. Jones s’est adjoint le soutien artistique de Janet Wong et de sa compagnie de même qu’il rend hommage au duo si créatif qu’il formait avec Arnie Zane.

Ce répertoire comprend les fondamentaux de la danse moderne aujourd’hui et plus particulièrement sa pièce si joyeuse D-man in the Waters. Célébration de la vie et de la résilience de l’esprit humain, elle guide le public à travers la perte, l’espoir et le triomphe retrouvés. Basée sur l’octuor à cordes en mi bémol majeur op. 20 de Mendelssohn, elle est l’un des plus fins exemples de l’esthétique post-moderne.
Avec Arnie Zane, Bill T. Jones a révolutionné la forme du duo mais aussi introduit dans ses chorégraphies des questionnements sociaux et identitaires qui ne vont plus cesser de traverser la danse américaine. Depuis le choc provoqué par sa collaboration légendaire avec le batteur Max Roach dès 1983, Bill T. Jones et sa compagnie continuent d’incarner l’une des plus innovantes et puissantes tendances de la danse moderne dans le monde.

jeudi 11 octobre 2012

YO GEE TI ... Maison des Arts Créteil **~~~

Déçue ... certes les décors sont magnifiques, les danseurs d'un excellent niveau ...
mais ce spectacle pour moi n'a pas d'âme :-(
j'ai hâte de retrouver Käfig !!!
Sur le papier, Yo Gee Ti avait d'abord l'air modeste d'"une rencontre hip-hop amicale", selon les termes de Merzouki. Sur le terrain, l'affaire s'emballe, met deux ans à se concrétiser, pour finir en superproduction. "L'idée était de promouvoir le hip-hop à Taïwan, où le niveau reste encore amateur et l'esthétique tournée vers le show, précise Pi-Twang Huang. Mais, après une audition de Mourad en 2010 - ils étaient quatre-vingts hip- hopeurs -, le projet a changé. Les danseurs n'étaient pas assez professionnels. Il a fallu se tourner vers des interprètes contemporains."

Sur le plateau, ils sont finalement cinq Taïwanais de haut niveau, affûtés dans tous les styles - du classique au traditionnel en passant par les arts martiaux -, àcopiner avec cinq hip-hopeurs français. Surfant entre les fils d'un somptueux rideau de laine, camouflés sous d'imposantes et étouffantes sculptures tressées - le décor et les accessoires, tous en grosse laine brute, sont signés par le styliste taïwanais Johan Ku -, ils font mystérieusement corps avec une énergie dévorante.

vendredi 28 septembre 2012

PROMENADE OBLIGATOIRE ... Maison des Arts Créteil ****~

PROMENADE OBLIGATOIRE est une traversée ininterrompue dans le sens de la flèche du temps, qui porte une réflexion sur les différents états possibles d’ « être ensemble » dans une société toujours en mouvement. De la masse compacte aux assemblages moléculaires, de l'ordre idéal aux allures de parade militaire à la différenciation, les danseurs sont plongés dans une succession d’états évanescents. Ils composent une matière mouvante douée d’une mémoire collective, dont les évolutions passées ressurgissent de manière cyclique, se confrontant à l’oubli, au désir de créer et à l’instinct. Dans cette frise chronologique vivante, l’homme lutte tour à tour contre le déterminisme et contre son propre enfermement.


Dans Nous autres d’Ievgueni Zamiatine, la promenade obligatoire est une marche en rang quatre par quatre, où l’état de synchronisation représente une victoire face à l’incertitude de la nature. « Pourquoi la danse est-elle belle ? Parce que c’est un mouvement contraint, parce que le sens profond de la danse réside justement dans l’obéissance absolue et extatique, dans le manque idéal de liberté. »
Ievgueni Zamiatine – Nous autres (1920)



Chorégraphe : Anne Nguyen
Assistante chorégraphe : Magali Duclos
Interprètes : Cintia Golitin, Claire Moineau, Blondy Mota-Kisoka, Sacha Négrevergne, Jessica Noita, Matthieu Pacquit, Rébecca Rhény, Mélanie Sulmona

Musique (création originale) : Benjamin Magnin
Création lumière : Ydir Ace

CLIC pour agrandir

Découvrir la compagnie Cie par Terre

mercredi 30 mai 2012

CETROBO à la MAC

Sous ce pseudo un tantinet provocateur, Cetrobo est un photographe se laissant porter par son imagination, ses lectures, ses rencontres, son intuition et ses états d’âme. « L’existence est un fantastique prétexte à création. L’inattendu en est un excellent point de départ. » Au final, le résultat est bouillonnant, souvent explosif, toujours inattendu. Impossible pour Cetrobo de suivre une trajectoire unique. Il préfère « partir à l’aventure et pouvoir faire naître des idées, des histoires à partir de ses anxieuses ou joyeuses découvertes ». Si nombre de ses images se nourrissent d’absurdité et renversent de manière drolatique quelques idées reçues, d’autres naissent de l’incompréhension et résonnent comme des appels à l’aide.

Découvrez CETROBO sur www.cetrobo.com


J'ai découvert CETROBO tout à fait par hasard en sortant d'un spectacle à la Maison des Arts de Créteil, je suis tombée nez à nez avec la photo du piano-pieds puis j'ai découvert les autres ... le coup de foudre !

EXPO Cetrobo
mercredi 2 mai au samedi 16 juin
(entrée libre du mardi au samedi de 13h à 18h30 et les soirs de représentation, sauf les 8 et 17 mai)
Tels des bonbons acidulés, ses clichés sont autant de gourmandises chimériques et colorées pour les pupilles que pour l’esprit. Le puzzle photographique de Cetrobo mêle les genres, brise les codes, avec les libertés qu’il s’autorise. Tantôt pop, tantôt rétro, son univers surréaliste dépeint, à travers des mises en scènes rocambolesques, l’amour, la mort, les joies, les doutes, l’humour et les craintes. Imprévisibles, ses photographies telles de petites histoires racontées en images, intriguent.comme des appels à l’aide.

Mon best of ...

vendredi 7 octobre 2011

ELECTRO KIF ... Maison des Arts Créteil ****~


 




Pour sa dernière création, la chorégraphe espagnole Blanca Li s'est inspirée du mouvement tecktonik. Le résultat: 1h10 de spectacle où se mêlent musique, comédie et danse.






Sur scène, les huit danseurs, âgés de 18 à 22 ans, retournent au lycée. Pas vraiment élèves modèles, cette journée au lycée donne lieu à des situations cocasses: un déjeuner en musique, un cours de mathématiques où les fonctions affines sont analysées en rythme, ou encore une cour de récré animée!





Mais "Elektro Kif", c'est aussi un spectacle qui a pour but de montrer au grand public que l'Electro Dance, ce n'est pas seulement danser en envoyant ses bras dans tous les sens.


La preuve: l'une des chorégraphies se fait sur une nocturne de Chopin...douce rêverie au milieu du cocktail explosif de cet "Elektro Kif" !